Pourquoi adopter des verres progressifs ?

Oct 15, 2019 | Blog | 0 commentaires

À partir de 40 ans, nous commençons à tendre le bras pour lire les étiquettes. C’est ce qu’on appelle la presbytie, une dégradation naturelle de la vue qui touche un Belge sur trois. La presbytie rend la vision de près de plus en plus floue au fil des ans. Les Varilux, verres progressifs, sont spécialement conçus pour compenser cet inconfort.

Comment fonctionnent-ils ? Peut-on conduire avec des Varilux ? Peuvent-ils corriger d’autres défauts de la vue ? Y a-t-il des inconvénients ? Petit tour d’horizon de ce qu’il faut savoir sur les verres progressifs.

Plus un objet est proche, et plus un presbyte aura besoin d’une correction visuelle élevée. Le principe des verres Varilux est simple : ils vous permettent de voir net aussi bien de loin ou de près qu’à mi-distance, avec une seule paire de lunettes.

Comment fonctionnent les verres progressifs ?

Les verres progressifs apportent une puissance corrective progressive sur la surface des verres. La zone inférieure est celle qui offre la correction la plus élevée, car elle correspond la plupart du temps à la vision de près : nous baissons généralement le regard pour lire, coudre, cuisiner ou observer un objet proche.

La zone haute ne présente quasiment pas de correction (sauf si les verres sont conçus pour corriger également un autre défaut de la vision), car elle correspond habituellement à la vision de loin : observer les panneaux de circulation, admirer un paysage, fixer l’horizon, etc.

Entre les deux, la zone médiane offre une correction moyenne, pour la vision intermédiaire.

Les Varilux sont beaucoup plus confortables que les fameux « doubles foyers ». Ces verres étaient divisés seulement en deux zones, sans progressivité : une zone haute pour la vision éloignée et une zone basse pour la vision proche. Aujourd’hui, les verres progressifs offrent une sorte de dégradé fluide de correction qui évite cette transition brutale entre les deux visions.

 

Et si je suis également myope ?

C’est l’immense avantage des verres progressifs : ils ne corrigent pas seulement la vision de près, ils peuvent également être adaptés pour corriger d’autres troubles de la vision. Que vous soyez myope, astigmate ou encore hypermétrope, vous pourrez vous contenter d’une seule paire de lunettes !

Les verres progressifs sont-ils adaptés à la conduite ou au sport ?

Les verres progressifs ont fait d’immenses progrès technologiques. Et ils peuvent être adaptés à chaque personne, en fonction de son métier, de ses loisirs, de ses habitudes. Sur base de la prescription de votre ophtalmologue, votre opticien pourra vous conseiller pour choisir le type de verres le plus adapté à votre profil.

Si vous êtes chauffeur professionnel par exemple, il vous conseillera probablement des verres qui favorisent un large champ de vision éloignée. D’autres Varilux au contraire sont spécifiquement adaptés aux employés de bureau, pour privilégier la vision proche et intermédiaire. Les Varilux sont aussi adaptables au soleil par exemple. Dans certains cas, une seconde paire de lunettes peut s’avérer utile : si vous associez par exemple un travail de bureau avec un sport en plein air.

 

Comment choisir ma monture ?

Le choix de la monture ne se fait pas à la légère, car elle influe sur votre champ de vision. Avec une grande monture, les verres seront eux aussi plus grands. Mais cela signifie que les zones périphériques où la vision est plus floue, appelées « zones d’aberration », seront elles aussi plus larges. Avec une monture au contraire fort petite, les verres seront trop petits pour assurer correctement la transition à la vision de près (zone du bas). Soyez également attentif à l’inclinaison de la face avant de la monture, qui peut avoir un impact sur la vue en déformant légèrement les images.

 

Y a-t-il des inconvénients ?

Aussi sophistiquée que soit la technologie Varilux, elle ne correspond pas tout à fait à notre vision naturelle. Autrement dit, il vous faudra probablement un léger temps d’adaptation, qui va de quelques minutes à quelques jours, voire jusqu’à un mois pour certaines personnes.

Votre champ de vision sera nécessairement un peu rétréci, et votre œil devra s’habituer à éviter les zones périphériques ou zones d’aberration, où les images apparaissent un peu moins nettes. Les premiers jours, on peut éprouver de la difficulté à descendre les escaliers par exemple, car on aura tendance à regarder dans la zone basse du verre, qui convient mieux à la vision proche. 

Certaines personnes peuvent ressentir un effet de « tangage » lié à la progressivité de la correction. Mais certains types de Varilux sont spécialement étudiés pour réduire cet effet de tangage au maximum. Renseignez-vous auprès de votre opticien !

Plus vous adopterez tôt des verres progressifs, dès les premiers signes de presbytie, et mieux vous vous y accoutumerez. N’attendez pas d’avoir 3 dioptries pour vous y mettre !